Ozone Afterburner : la nouvelle parawing haute performance pensée pour aller vite et loin

Ozone Afterburner : l'évolution de la Parawing !

Avec l’Afterburner, Ozone fait évoluer la parawing vers la haute performance

Le marché de la parawing évolue à une vitesse impressionnante. Après les premières ailes compactes conçues avant tout pour décoller facilement, remonter au vent puis se ranger en quelques secondes, une nouvelle génération arrive avec des ambitions beaucoup plus sportives. La Ozone Afterburner en est probablement l’une des meilleures illustrations. Ici, l’objectif n’est plus seulement de proposer une pocketwing pratique pour le downwind en foil : Ozone cherche clairement la vitesse, le cap et la performance sur longue distance.

La marque annonce d’ailleurs avoir développé l’Afterburner avec une idée simple : créer une parawing extrêmement rapide et capable d’offrir un rendement au près de très haut niveau. Le développement a été poussé jusqu’à la compétition, Axel Mazella ayant utilisé l’Afterburner avec succès au Defi Wing 2026 !

Une parawing différente de la Pocket Rocket V2

Au premier regard, l’Afterburner affiche immédiatement son programme. Son allongement important, son nombre élevé de cellules et sa construction plus sophistiquée la distinguent d’une parawing classique.

ozone afterburner jusqu'à 25 caissons sur les grandes tailles !
Ozone Afterburner : de 23 à 25 cellules de caisson !

Ozone positionne d’ailleurs clairement ses trois modèles. La PowerPack est destinée aux sessions courtes avec beaucoup de phases de rangement et de redéploiement. La Pocket Rocket V2 reste la parawing freeride polyvalente, tandis que l’Afterburner prend la place de la machine haute performance destinée à la vitesse, au près et aux très longs downwinders.

Ce positionnement est important. L’Afterburner n’est pas simplement une Pocket Rocket plus rapide : sa philosophie est différente.

L’idée est de pouvoir partir du point où l’on souhaite terminer sa session, remonter très efficacement au vent pendant plusieurs kilomètres, puis ranger la parawing et profiter d’un maximum de distance en downwind.

Construction : un design high aspect très travaillé

Le cœur de l’Afterburner réside dans sa construction.

Ozone conserve une architecture single surface, mais pousse le concept vers davantage de performance. Le fort ratio d’allongement apporte davantage de traction vers l’avant, ce qui favorise naturellement la vitesse et la remontée au vent.

Le nombre de cellules a également été augmenté. Associé à une structure de nervures entièrement supportée, ce choix permet de mieux répartir les charges dans la voile et d’obtenir un canopy particulièrement propre lorsque l’aile est sous tension. Des pattes de fixation allégées sont également utilisées afin de limiter le poids, le volume et la traînée aérodynamique.

Le travail aérodynamique ne s’arrête pas là. Ozone indique avoir particulièrement travaillé la stabilité du bord d’attaque. Lorsque la puissance augmente, la voile doit conserver sa forme et continuer à avancer proprement dans la fenêtre.

Même lorsque l’Afterburner est choquée, le battement de la voile reste limité. L’intérêt est double : réduire la traînée et conserver un dépower efficace lorsque le vent monte.

Sur l’eau : priorité au cap et à la vitesse

C’est évidemment dans la navigation que cette construction prend tout son sens.

La caractéristique la plus marquante annoncée par Ozone est le rendement au près. L’Afterburner est conçue pour générer une traction très orientée vers l’avant. Le rider peut ainsi faire davantage travailler son foil, accélérer et conserver un cap élevé.

La plage basse reste pourtant très intéressante. Ozone annonce un niveau de puissance proche de celui de la Pocket Rocket V2, mais avec un potentiel nettement supérieur lorsque le vent augmente. C’est dans le haut de plage que l’Afterburner doit véritablement faire la différence, avec plus de contrôle et la possibilité de continuer à charger le foil à haute vitesse.

Cette combinaison est particulièrement intéressante pour le downwind moderne. Plutôt que d’organiser une navette entre le départ et l’arrivée, il devient possible de commencer la session par une longue remontée au vent avant de ranger la voile et de revenir en surfant la houle.

Des virements facilités par le comportement overhead

La vitesse n’est pas le seul point travaillé.

Ozone met aussi en avant le comportement de l’Afterburner lors des virements. Lorsque la parawing passe au-dessus de la tête, elle génère un lift progressif accompagné d’une traction vers l’avant très régulière.

virement de bord en ozone afterburner
Ozone Afterburner virement de bord

Selon la marque, ce comportement rend les tacks sensiblement plus accessibles, en permettant au foil de continuer à avancer pendant la transition.

Pour les pratiquants qui remontent plusieurs kilomètres au vent avant un downwind, ce détail peut faire une vraie différence : moins d’énergie gaspillée dans les transitions signifie davantage d’autonomie pour la partie surf de la session.

Stash et redéploiement : performante, mais pas minimaliste

Une parawing doit évidemment pouvoir disparaître une fois la partie downwind commencée.

ozone afterburner en mode packing pour le freefly downwind
Ozone Afterburner : packing pour le Downwind

L’Afterburner reste conçue pour être rangée et redéployée sur l’eau, mais Ozone ne cache pas que son architecture plus complexe demande davantage de technique qu’une aile plus simple.

Son nombre élevé de nervures et son bridage orienté performance imposent un peu plus de soin lors du rangement. Pour un rider possédant déjà une bonne technique de stash, cela ne devrait pas poser de difficulté particulière. En revanche, ce n’est pas l’aile pensée pour enchaîner un rangement et un redéploiement tout les 200 mètres.

Son terrain de jeu idéal reste donc le long downwind, avec une longue remontée au vent suivie d’une grande portion de navigation avec la parawing rangée.

Une nouvelle barre carbone de seulement 90 grammes

L’une des nouveautés les plus intéressantes se trouve également entre les mains du rider.

barre carbone monobloc ultra légère
Afterburner : Barre Carbone Monobloc

L’Afterburner reçoit une nouvelle barre carbone monobloc de 35 cm, équipée d’un grip EVA texturé. Son poids annoncé est de seulement 90 grammes.

Ozone a travaillé plusieurs détails ergonomiques : appui pour le pouce, forme destinée à mieux caler l’index et zone permettant de mieux contrôler le dépower. Les 35 cm représentent également un compromis entre contrôle de l’aile et facilité de rangement.

Chaque Afterburner est en outre livrée avec une ligne de harnais fixe de 25 cm. Ce choix en dit beaucoup sur le programme : l’aile est réellement pensée pour naviguer longtemps sous tension et permettre au rider de maintenir de la puissance sans épuiser inutilement ses bras.

Six tailles pour couvrir une très grande plage de vent

L’Ozone Afterburner est proposée de 3 à 6,5 m² :

TaillePlage de vent indicative
3.0 m²18 – 40
3.6 m²16 – 35
4.3 m²14 – 30
5.0 m²12 – 25
5.7 m²10 – 22
6.5 m²8 – 19

Ces plages sont données par Ozone pour un rider de référence de 80 kg et peuvent varier fortement selon le niveau, le foil et la planche utilisés.

Notre conclusion

Avec l’Afterburner, Ozone fait clairement évoluer le concept de parawing / pocketwing vers une pratique plus engagée. Cette aile s’adresse moins au pratiquant qui veut multiplier les petites descentes qu’au rider qui veut remonter très loin au vent, naviguer vite puis profiter d’un maximum de kilomètres en downwind foil.

Son architecture high aspect, son canopy très structuré, sa large plage d’utilisation et sa barre carbone ultralégère montrent que la recherche de performance a été placée au centre du projet.

L’Afterburner semble donc particulièrement intéressante pour les pratiquants intermédiaires confirmés à experts qui considèrent désormais la parawing non plus seulement comme un moyen pratique de remonter au vent, mais comme un véritable équipement de performance. Et avec des notes annoncées par Ozone de 10/10 en freeride, race, vitesse, remontée au vent et comportement dans le vent fort, le positionnement est difficile à manquer !

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